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Alexander Henderson, « Inondation au marché Sainte-Anne » (détail), Musée McCord Stewart, MP-0000.352.
En 1834, Montréal inaugure son premier marché couvert, au cœur du quartier Sainte-Anne en plein essor. Inspiré des grands marchés de Londres et de Boston, l’édifice symbolise la modernisation de la ville. Après sa conversion en parlement, une halle de bois est construite à proximité afin de maintenir l’activité commerciale.

Légende à venir
Alors que le marché Sainte-Anne est converti en parlement, les habitants de l’ouest de la ville avaient toujours besoin d’un endroit pour s’approvisionner. C’est pourquoi une nouvelle halle de bois a été construite tout juste à l’est du parlement. Ce marché, également appelé Sainte-Anne, ne faisait toutefois pas le bonheur de tous les marchands. Les conditions à l’intérieur, surtout en hiver, n’avaient rien à voir avec le luxueux bâtiment d’où ils avaient été délogés.
Pointe-à-Callière, « Trésors sous la ville : le marché Sainte-Anne ».
[Plan sur la place D’Youville lors d’une journée ensoleillée à Montréal. Le titre « Trésors sous la ville » apparaît à l’écran. Plan sur François Gignac, archéologue au musée Pointe-à-Callière.]
François Gignac :
C’est sur l’actuelle place D’Youville que sera construit, en 1832, le marché Sainte-Anne. Ce dernier sera aménagé juste au-dessus de la Petite rivière. On aménagera dans le même bâtiment, en 1844, le Parlement de la province du Canada, jusqu’à l’incendie de l’édifice, en 1849.
[Une gravure du 19e siècle montrant les ruines fumantes du parlement apparaît à l’écran.]
François Gignac :
C’est sur ce site d’importance nationale que Pointe-à-Callière entreprendra de grandes fouilles archéologiques entre 2010 et 2017.
[Une série de clichés des fouilles archéologiques apparaît à l’écran.]
François Gignac :
Bienvenue sur la place D’Youville !
[Plan sur François Gignac et Hendrik Van Gijseghem qui se promènent sur la place D’Youville. Le titre « Le marché Sainte-Anne » apparaît à l’écran.]
François Gignac :
C’était un bâtiment grandiose : 100 mètres de long, 20 mètres de large, en pierre grise de Montréal, de deux étages et de style néoclassique.
[Une image virtuelle du marché Sainte-Anne de Montréal apparaît à l’écran. Le bâtiment comporte de grandes colonnes antiques.]
François Gignac :
Il a été dessiné par les architectes anglais John Wells et Francis Thompson. Le marché Sainte-Anne, c’était plus qu’un marché. Bien entendu, il y avait des bouchers, des vendeurs de volailles, et des poissonniers installés au rez-de-chaussée.
[Une reconstitution virtuelle d’un étal de boucher du marché Sainte-Anne apparaît à l’écran. Elle est suivie par une image virtuelle d’un étal de volaille, puis d’un étal de poisson.]
François Gignac :
Mais il y avait aussi des caves, des celliers, qui étaient loués à plusieurs types de vendeurs de marchandises diverses.
[Un plan montrant une coupe transversale du marché apparaît à l’écran.]
François Gignac :
Et ces occupants-là, dans les celliers, ont rejeté beaucoup de déchets dans les caves au fil des années d’occupation du marché Sainte-Anne, ce qui fait que les archéologues ont trouvé énormément d’artefacts dans ces caves-là.
[Plan sur François Gignac dans les collections d’artefacts provenant du site archéologique du parlement. Il sort et montre des objets trouvés dans les celliers.]
François Gignac :
En plus de ça, il y avait un étage, et à l’étage, c’était réservé pour des rencontres sociopolitiques de tous genres. Donc, on a eu un concert, on a eu à un moment donné un gymnase installé dans cet endroit-là. C’est pourquoi, en fait, le marché Sainte-Anne était le bâtiment civique le plus important de Montréal à l’époque.
[Une image virtuelle du parlement de Montréal apparaît à l’écran. Des portes en bois se trouvent désormais entre les colonnes.]
François Gignac :
Et c’est pour cette raison, entre autres, qu’il sera choisi pour être transformé en parlement lorsque Montréal sera nommée capitale du Canada.
[Un tableau du 19e siècle montrant la salle de l’Assemblée législative du parlement de Montréal apparaît à l’écran.]
[Le logo « Un parlement sous vos pieds », sous le titre « Exposition extérieure », apparaît à l’écran. Des bulles indiquent « gratuit ! » et « guides sur place ». Au bas de l’écran se trouve l’adresse « Place D’Youville, entre les rues St-Pierre et McGill ». En bas à gauche, il est indiqué « Jusqu’au 1er novembre ».]
[Le logo du musée Pointe-à-Callière apparaît à l’écran. Une mention indique « Ce projet est réalisé grâce au soutien financier du Fonds de maintien des actifs stratégiques en tourisme de Tourisme Montréal, avec la participation financière du gouvernement de Québec ». Au bas de l’écran se trouvent les logos de Tourisme Montréal, de la Ville de Montréal, et de la province de Québec.]
Cet épisode de la série « Trésors sous la ville » présente la découverte du marché Sainte-Anne.


Image de 1848 : Guy Lessard, Pointe-à-Callière. / Image d'aujourd'hui : Guy Lessard, Pointe-à-Callière.
Comparez cet endroit en 1848 et aujourd’hui.

Alexander Henderson, « Inondation au marché Sainte-Anne », Musée McCord Stewart, MP-0000.352.
Deux ans après l’incendie, le site est nettoyé et les pierres du parlement sont vendues aux enchères. Un nouveau marché Sainte-Anne est alors reconstruit en brique, sur les mêmes fondations. Endommagé par un incendie accidentel et devenu désuet, il est démoli par la Ville de Montréal en 1901.
Le collecteur souterrain, lui, demeure en service jusqu’en 1989.