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Les bouchers

Détail d’une reconstitution 3D de l’allée centrale du marché Sainte-Anne. Deux bouchers sont devant leur étal, dans lequel sont accrochés des saucissons et des jambons.

Guy Lessard, Pointe-à-Callière.

Au marché Sainte-Anne, les bouchers dominent la scène. Nombreux, bien organisés et appuyés par de solides réseaux familiaux, ils exercent une influence réelle et n’hésitent pas à prendre la parole en public pour défendre leurs intérêts.

Crochets à viande

Un ensemble de cinq crochets de bouchers anciens.

René Bouchard, Pointe-à-Callière, collection archéologique Ville de Montréal.

Ces crochets de boucher, utilisés pour suspendre des pièces de viande dans les étals, ont été trouvés lors de fouilles archéologiques.

Le pichet Charters

Photographie en couleurs d’un pichet en porcelaine. Le pichet est blanc avec des motifs fleuris de couleur bleue. Le nom « James Charters, 1843 » est inscrit sur le devant du pichet.

François Gignac, Pointe-à-Callière, collection privée.

Ce pichet en terre cuite fine blanche appartenait à James Charters, boucher écossais et fondateur d’une lignée de bouchers montréalais. Offert en 1843 à l’occasion de son 70e anniversaire, il a été précieusement conservé dans la famille et transmis de génération en génération.

Étals de boucherie

Reconstitution 3D de l’allée centrale du marché Sainte-Anne. À gauche, deux bouchers sont devant leur étal, dans lequel sont accrochés des saucissons et des jambons. Les grosses pièces de viande sont présentées à l’avant de l’étal. Un homme traverse l’allée.

Guy Lessard, Pointe-à-Callière.

Une reconstruction des étals de boucher du marché Sainte-Anne.

Ossements

Ensemble d’ossements découpés d’animaux.

René Bouchard, Pointe-à-Callière, collection archéologique Ville de Montréal.

Des ossements portant des traces de boucherie ont été découverts lors des fouilles : bœuf, porc, mouton et volaille. Les os de volaille sont toutefois rares en contexte archéologique — lorsqu’on achète un poulet, on emporte généralement les os avec soi.

Capsule vidéo « Vidéo expo caserne – Lesley Charters »

Pointe-à-Callière.

[La vidéo s’ouvre sur le logo de Montréal Capitale, avec le logo du musée Pointe-à-Callière au bas de l’écran. Plan sur Lesley Charters, membre de la famille Charters.]

Lesley Charters :
James Charters était mon arrière-arrière-grand-père. Il est né en 1773, à Wooler, Northumberland, une petite ville de Grande-Bretagne près de la frontière écossaise. Jeune adulte, James a déménagé au nord d’Édimbourg et a épousé Margaret Anderson. Ils eurent un enfant en 1825, Edward Charters.

[Un portrait d’Edward Charters apparaît à l’écran. Sa date de naissance est le 14 septembre 1825 et son décès survient le 13 novembre 1893, à l’âge de 68 ans. Ce portrait est suivi de celui de Catherine Anderson, épouse de Edward Charters. Elle est née le 24 juin 1831 et est décédée le 6 janvier 1911, à l’âge de 79 ans.]

Lesley Charters :
En 1833, il immigra à Montréal avec sa femme et son fils. Il était boucher de métier. Il loua un étal au marché Sainte-Anne lorsque ce dernier ouvrit ses portes en 1834.  

[Une image virtuelle du marché Sainte-Anne apparaît à l’écran. Elle montre un étal de boucher, rempli de coupes de viandes variées. Deux bouchers se tiennent à l’entrée de l’étal. Un passant en habits d’époque passe devant.]

Lesley Charters :
En 1846, à l’âge de 73 ans, il meurt. Son fils de 21 ans poursuivit l’entreprise familiale en louant des étals au marché Sainte-Anne de 1846 jusqu’à sa mort en 1893. En raison de la richesse associée à ses activités de boucher au marché Sainte-Anne, Edward a prospéré. Il a élevé une famille de onze enfants. Cinq fils ont été formés au métier et son devenus bouchers à Montréal.

[Une photographie ancienne en noir et blanc apparaît à l’écran. Elle montre l’ancienne boutique Charters. Le magasin est vide, et son plancher présente un motif en damier noir et blanc. Les employés du magasin se tiennent derrière le comptoir de viande réfrigéré, à l’arrière du magasin. La photographie porte le titre « Magasin Charters, aussi connu sous le nom de “Charters Meat Market”. Rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal. Servant leurs nombreux clients, autour de 1930 ».]

Lesley Charters :
L’entreprise d’origine d’Edward a continué après la fermeture du marché en 1901.

[Une photographie ancienne en noir et blanc apparaît à l’écran. Elle montre un camion de livraison noir, sur lequel il est écrit "Alex. A. Charters Reg'd, Meat Market, 'Purveyor To Royalty'. Choice Meats, Fish & Poultry". La photographie porte le titre « Camion de livraison du magasin Charters. Montréal, Québec. Autour de 1930-1934 ».]

Lesley Charters :
C’était une entreprise familiale de 148 ans qui a finalement fermé ses portes en 1982.

[Une photographie de la devanture du magasin Charters apparaît à l’écran. Le nom du magasin est écrit en blanc en gros sur une grande affiche bleue au-dessus de la porte. La photographie porte le titre « Charters à la fermeture. 1909 rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal, 1982 ».]

Lesley Charters :
Il y a une histoire intéressante à propos de l’arrivée du pichet dans la famille.

[Une photographie d’un pichet en porcelaine bleu et blanc apparaît à l’écran. Les mots « James Charters 1843 » sont peints sur le pichet. La photographie porte le titre « pichet d’eau de James Charters ».]

Lesley Charters :
James était proche de la fin de sa vie, un homme âgé prêt à prendre sa retraite. C’était probablement bien connu. À sa mort un an ou deux plus tard, son fils vivant à la maison devint gardien des biens familiaux. Il est probable que le pichet ait été un cadeau offert par un client éminent qu’il avait servi pendant de nombreuses années. Le pichet est resté dans la famille jusqu’au décès de la veuve d’Edward, Catherine Charters, en 1911. Elle avait déménagé dans une maison de Westmount sur la rue Sainte-Catherine avec 3 de ses fils restants. Le plus jeune fils, Herbert, était l’exécuteur testamentaire de sa succession et a acquis les biens familiaux, y compris le pichet. À sa mort en 1947, les biens familiaux ont été légués à sa fille, Mona Charters.

[Une photographie en noir et blanc apparaît à l’écran. Elle montre Mona Charters, qui est une vieille dame portant des lunettes. La photographie porte le titre « Mona Charters (1910-1992) Discutant de l’histoire familiale des Charters. Sutton, Québec, Été 1979 ».]

Lesley Charters :
Elle est décédée en 1992. Le pichet a été acquis par Daniel Charters, le neveu de Mona. C’est Dan qui a prêté le pichet au musée. C’est un artefact qui rappelle un temps et un lieu passés, une réflexion familiale nostalgique.

[Plan final sur le logo de Montréal Capitale, avec le logo du musée Pointe-à-Callière au bas de l’écran.]

Découvrez une entrevue avec Lesley Charters, descendante directe de James Charters, l’un des bouchers du marché Sainte-Anne.