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Construction du marché Sainte-Anne

Détail du plan manuscrit du nouveau marché Sainte-Anne, présentant une coupe transversale du bâtiment. Le plan est daté de 1833.

George Dorland Arnoldi, « Plan No 4 » (détail), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 06M_CN601S7.

En 1832, des commerçants montréalais font construire un marché érigé au-dessus de la Petite rivière. Le bâtiment ouvrira ses portes en 1834.

Un lieu pas comme les autres

Plan manuscrit du nouveau marché Sainte-Anne, présentant une coupe transversale et la face ouest du bâtiment. Le plan est daté de 1833.

George Dorland Arnoldi, « Plan No 4 », Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 06M_CN601S7.

Avant 1832, la Petite rivière traverse le Vieux-Montréal. Avec la croissance rapide de la population, ses eaux se polluent au point de faire craindre des épidémies, notamment le choléra. Les autorités décident alors de la recouvrir, ce qui permet d’aménager, sur la vallée remblayée, un vaste marché public.

Construit entre 1832 et 1834, le marché Sainte-Anne s’élève directement au-dessus de la rivière désormais canalisée et enfouie.

Le marché

Illustration de la partie gauche du marché Sainte-Anne accolée à la partie droite du Quincy Market de Boston. Les deux marchés partagent le même style d’architecture.

François Gignac, élévation comparée des marchés Quincy et Sainte-Anne, Pointe-à-Callière.

À son époque, le marché Sainte-Anne est le plus grand bâtiment civique de Montréal. De style néoclassique, il se distingue par sa symétrie et ses proportions harmonieuses, inspirées du Quincy Market de Boston.

On y trouve des celliers au sous-sol, des étals de bouchers, de poissonniers et de marchands de volailles au rez-de-chaussée, ainsi que deux grandes salles à l’étage, utilisées pour les événements publics.

La rivière sous le marché

En haut, reproduction 3D du marché Sainte-Anne. Le marché est un long bâtiment avec corps central et deux ailes, de style néoclassique, et construit en pierre grise.  En bas, vue en coupe 3D du marché Sainte-Anne. Le marché comporte deux étages et des celliers en sous-sol. Sous le marché se trouve la Petite rivière, envoûtée.

Guy Lessard, Pointe-à-Callière.

Vue en coupe d’une reconstitution du marché. On y voit le tunnel de la rivière canalisée sous l’édifice. Cet impressionnant égout de pierre devient plus tard un égout collecteur, auquel viendront par la suite se raccorder les égouts secondaires pour évacuer les eaux usées et pluviales du quartier.

Toujours présent sous la place D’Youville, dans le Vieux-Montréal, une section est même accessible aux visiteurs dans le complexe muséal de Pointe-à-Callière !

Quincaillerie

Un ensemble de pièces de quincaillerie ancienne en fer forgé.

René Bouchard, Pointe-à-Callière, collection archéologique Ville de Montréal.

Ces pièces de quincaillerie d’architecture en fer forgé ont été recueillies au cours des fouilles archéologiques sur le site du marché/parlement.

Hier et aujourd’hui

Cette fonctionnalité interactive permet de comparer l’évolution architecturale et urbaine d’un lieu dans le temps. En faisant glisser la barre verticale de gauche à droite, vous révélez les transformations entre 1848 et 2025. Image de 1848 : Lorsque la barre est positionnée complètement à gauche, vous voyez la reconstitution 3D de 1848. Elle représente un grand bâtiment en pierre de style classique avec des fenêtres arquées et des colonnes. Devant le bâtiment, il y a des barils et des caisses, indiquant une activité commerciale ou industrielle. Le sol est une terre battue, typique de l'époque, et des réverbères à gaz se dressent le long des rues. Le ciel est clair et bleu, avec des oiseaux en vol.Cette fonctionnalité interactive permet de comparer l’évolution architecturale et urbaine d’un lieu dans le temps. En faisant glisser la barre verticale de gauche à droite, vous révélez les transformations entre 1848 et 2025. Image de 2025 : Lorsque la barre est positionnée complètement à droite, vous voyez la photographie contemporaine de 2025. Elle montre une rue bordée d'arbres, avec un bâtiment en pierre clair à droite, de style classique avec des fenêtres rectangulaires et des éléments décoratifs. Un parc avec quelques bancs et lampadaires est visible au centre, entouré de bâtiments en arrière-plan.

Image de 1848 : Guy Lessard, Pointe-à-Callière. / Image d'aujourd'hui : Guy Lessard, Pointe-à-Callière.

Découvrez l’évolution du site du marché dans le Vieux-Montréal en comparant son apparence en 1848 et la place aujourd’hui. Faites glisser le curseur pour explorer les transformations qui ont marqué ce lieu au fil du temps.

Capsule vidéo

Pointe-à-Callière.

[La vidéo s’ouvre sur le logo de Montréal Capitale, avec le logo du musée Pointe-à-Callière au bas de l’écran. Plan sur Joanne Burgess, professeure au département d’histoire et directrice du laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal à l’Université de Québec à Montréal, et Hendrik Van Gijseghem, archéologue pour Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal.]

Joanne Burgess :
La construction de ce bâtiment-là est vraiment, à mon avis, quelque chose de marquant dans l’histoire urbaine de Montréal de la première moitié du 19e siècle ; qu’on ait construit un marché, qu’on ait eu cette ambition de construire un marché. Puis aussi, il faut le comprendre aussi comme un projet urbain, parce que ça s’inscrit dans une volonté d’aménager ce secteur de la ville et d’aménager le port et la zone portuaire à proximité.

[Une gravure ancienne du port de Montréal apparaît à l’écran. Le port grouille d’activités et de gens. De nombreux grands trois-mâts sont arrimés au port.]

Joanne Burgess :
Donc, de fermer la Petite rivière, de construire ce marché, d’aménager le port pour qu’il soit plus moderne, de construire la maison de la douane. Et cette coïncidence-là, au début des années 1830, c’est lié au moment où Montréal devient plus important que Québec. Donc, c’est aussi l’affirmation de Montréal comme la plus importante ville de l’Amérique du Nord britannique.

[Une photographie ancienne en noir et blanc apparaît à l’écran. Elle montre la place Jacques Cartier, sur laquelle se tient un grand marché extérieur. La place grouille de gens, avec de nombreux étals et des chariots tirés par des chevaux.]

Joanne Burgess :
Puis au Québec, et bien, Montréal est plus important que Québec à partir de ce moment-là, au niveau de son pouvoir économique et son pouvoir politique qui va grossir.

[Deux photographies anciennes en sépia apparaissent à l’écran. Elles sont côte à côte et montrent la même image. Elles présentent la rue derrière le marché Bonsecours. Un cheval tirant une charrette passe devant le marché.]

Joanne Burgess :
Et aussi, ensuite, le Parlement s’installe là, donc c’est le témoin d’une époque où Montréal était la capitale du Canada.

[Une image virtuelle du parlement de Montréal apparaît à l’écran. L’aile gauche du parlement occupe la droite de l’image. L’hôpital général des Sœurs grises se trouve au fond.]

Joanne Burgess :
Là encore, pour l’histoire de Montréal, c’est un élément d’un ensemble de lieux qui étaient des lieux rattachés à cette fonction capitale.

[Une photographie avec vue aérienne du site archéologique du parlement de Montréal apparaît à l’écran. Elle est suivie d’une photographie montrant 5 archéologues en train de travailler dans le sol, dans les fondations découvertes du parlement.]

Joanne Burgess :
Ça nous rappelle, par le site puis l’importance du site, et ce qu’on a trouvé là, lors des fouilles, ça nous rappelle cette fonction de Parlement.

[Une séquence vidéo montre un archéologue en train de gratter le sol du site archéologique avec une truelle. Il est suivi d’une séquence vidéo qui suit la longueur du site archéologique, vue de haut.]

Joanne Burgess :
C’est aussi un lieu, dans l’histoire du parlementarisme, des institutions politiques, c’est un moment important dans l’histoire de la vie démocratique canadienne et québécoise, parce que c’est dans ce Parlement, au moment où le Parlement est réuni à Montréal, qu’il a des changements qui vont accroître la pratique de la démocratie ou le caractère démocratique.

Hendrik Van Gijseghem :
Moi, j’ajouterais qu’on prend pour acquis aujourd’hui le mode d’organisation sociétale qui est l’État-nation. À cette époque-là, on était encore dans des régimes coloniaux puis on faisait encore des expériences, on découvrait comment on pouvait s’organiser en termes d’entités postcoloniales, puis l’État-nation a découlé de ces processus-là. Puis, quand Montréal est capitale, c’était vraiment l’épicentre de cette découverte-là. Même à l’échelle planétaire, un Parlement britannique, de l’époque victorienne, archéologiquement, on ne sait pas ce que ça a l’air. On en a un à Montréal, donc ça en fait un site qui est vraiment, vraiment unique.

[Plan final du logo de Montréal Capitale, avec le logo du musée Pointe-à-Callière au bas de l’écran.]

L’historienne Joanne Burgess et l’archéologue Hendrik van Gijseghem commentent le contexte urbain et politique du marché Sainte-Anne et du parlement de la province du Canada dans leur contexte colonial en Amérique du Nord.