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Frederick William Lock, « Dolly of the Chop-house, Montreal » (détail), Toronto Public Library, JRR100.
Jusqu’au début de 1849, la buvette du parlement est exploitée par l’aubergiste Robert Philip Isaacson, surnommé « Dolly ». Son sobriquet vient du nom de son établissement, Dolly’s Chop House, inspiré d’une auberge londonienne du même type.

Frederick William Lock, « Dolly of the Chop-house, Montreal », Toronto Public Library, JRR100.
Fervent tory, Dolly pose ici avec le journal John Bull, une publication phare du conservatisme britannique. On peut facilement imaginer qu’il profitait de sa proximité avec les parlementaires pour glisser, discrètement, quelques arguments en faveur des idées conservatrices.

Francis d’Avignon, « L’Abbé Charles Chiniquy, apôtre de la tempérance en Canada », Musée national des beaux-arts du Québec, 1978.383.
Porté par des acteurs politiques et religieux, le mouvement de tempérance gagne du terrain dans la colonie. Parmi ses figures, l’abbé Chiniqui, actif à Québec et à Montréal. Cette montée de l’abstinence – et la proximité jugée troublante entre politique et alcool – pourrait expliquer le remplacement de Dolly à la buvette du parlement par une femme d’affaires francophone, Mme Saint-Julien (Angélique Archambault), propriétaire de l’Hôtel du Canada.
Le Montreal Gazette et le Quebec Mercury réagissent avec virulence : ils dénoncent le départ d’un tory anglophone au profit d’une tenancière francophone et tempérante, raillant le passage du « brandy and water » de Dolly au « tea and toast » de Mme Saint-Julien.

René Bouchard, Pointe-à-Callière.
Ces tasses et cette théière retrouvées sur le site du parlement ont-elles fait partie du vaisselier de Mme Saint-Julien ?