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L’incendie des bibliothèques

Vue détaillée d’un fragment de la tranche d’un livre calciné.

Julie Toupin, Pointe-à-Callière (détail), collection archéologique Ville de Montréal.

Le 25 avril 1849, en quelques heures, le feu détruit presque entièrement les deux bibliothèques du parlement de la province du Canada. Sur plus de 22 000 volumes qu’elles contenaient, à peine 200 sont sauvés.

Les fouilles archéologiques ont toutefois permis de retrouver de rares vestiges de livres calcinés.

Livres préservés

Vue de la tranche d’un livre calciné.

Julie Toupin, Pointe-à-Callière, collection archéologique Ville de Montréal.

Fait rarissime en archéologie, des restes de livres brûlés ont été mis au jour sur le site du parlement. Extrêmement fragiles, ils se sont conservés grâce à une combinaison de facteurs : leur carbonisation, la profondeur de leur enfouissement – à l’abri du gel et du dégel – et un environnement pauvre en oxygène, qui ralentit l’action des micro-organismes responsables de la décomposition.

Déchiffrer les cendres

Page de livre calcinée. Les contours sont très endommagés, mais le texte est encore lisible.

Institut de Conservation du Canada, Pointe-à-Callière.

Sur certains fragments, l’écriture demeure lisible, ce qui permet d’identifier les ouvrages par recoupement. Ici, il s’agit de la page 353 du Procès-verbaux des séances de la Chambre des députés. Session de 1830. Tome second, identifiée grâce à une copie conservée dans une bibliothèque du Wisconsin, aux États-Unis.​

Hier et aujourd’hui

Photographie contemporaine d’un fragment de livre brûlé.Photographie à l’infrarouge d’un fragment de livre brûlé.

Laura Jacobs, Pointe-à-Callière.

Les conservateurs de Pointe-à-Callière utilisent une lumière infrarouge pour mieux détecter les caractères imprimés. Comparez une page visible à la lumière normale avec la même page à la lumière infrarouge.

Capsule vidéo

Pointe-à-Callière, « Trésors sous la ville : Bibliothèques disparues ».

[Plan sur la place D’Youville lors d’une journée ensoleillée à Montréal. Le titre « Trésors sous la ville » apparaît à l’écran. Plan sur François Gignac, archéologue au musée Pointe-à-Callière.]

François Gignac :
C’est sur l’actuelle place D’Youville que sera construit, en 1832, le marché Sainte-Anne. Ce dernier sera aménagé juste au-dessus de la Petite rivière. On aménagera dans le même bâtiment, en 1844, le Parlement de la province du Canada, jusqu’à l’incendie de l’édifice, en 1849.

[Une gravure du 19e siècle montrant les ruines fumantes du parlement apparaît à l’écran.]

François Gignac :
C’est sur ce site d’importance nationale que Pointe-à-Callière entreprendra de grandes fouilles archéologiques entre 2010 et 2017.

[Une série de clichés des fouilles archéologiques apparaît à l’écran.]

François Gignac :
Bienvenue sur la place D’Youville !

[Le titre « Bibliothèques disparues » apparaît à l’écran. Plan sur François Gignac sur la place D’Youville.]

François Gignac :
C’est à cet endroit qu’on savait que se trouvait en fait la bibliothèque de l’Assemblée législative. Puis, en 2013, comble du hasard, on trouve un livre là. Ensuite, on trouve un livre là, un livre là. En 2017, on en a trouvé trois ou quatre là. Finalement, on était bien dans la bibliothèque de l’Assemblée.

[Une image virtuelle de la bibliothèque du parlement apparaît à l’écran. La bibliothèque est bien garnie et éclairée à l’aide de lampes.]

François Gignac :
Sans doute une des plus grandes pertes de cet incendie du 25 avril 1849, c’est les bibliothèques. Le Parlement à Montréal possédait deux bibliothèques parlementaires, la bibliothèque de l’Assemblée législative d’un côté et la bibliothèque du Conseil législatif de l’autre.

[Une modélisation 3D d’un plan en coupe du parlement de Montréal apparaît à l’écran. La caméra zoome sur la bibliothèque dans l’aile est du parlement, puis sur celle dans le dôme du parlement. Plan sur François Gignac dans les collections d’artefacts provenant du site archéologique du parlement de Montréal.]

François Gignac :
Ces deux bibliothèques-là étaient uniques et c’était un collectionnement qui venait de plusieurs villes. Il y avait des livres qui étaient arrivés de Toronto, des livres qui étaient arrivés de Québec. Donc, on avait des trucs qui remontaient jusqu’à la Nouvelle-France. Ces livres-là, plus de 20 000 volumes, vont partir en fumée.

[Une photographie d’une vue aérienne du site archéologique du parlement de Montréal apparaît à l’écran. Elle est suivie de photographies d’archéologues et d’artefacts dans le site.]

François Gignac :
Grâce à la profondeur des dépôts archéologiques, qui sont à plus de cinq mètres sous la surface du sol aujourd’hui, on va être en mesure de retrouver certains de ces livres-là.

[François Gignac apporte un objet dans une boîte sur une table. Il sort l’objet de la boîte et le déballe. Il révèle les restes calcinés d’un livre.]

François Gignac :
C’est un amas de papiers un peu boueux que les archéologues vont identifier en 2013, puis on va se rendre compte que c’est en fait des livres. Ces livres-là vont être envoyés à Ottawa, à l’Institut canadien de conservation. Ils vont être stabilisés. Et puis maintenant, grâce à Google Books, on est capable de lire, parce que ces livres-là, on est capable de lire encore dessus.

[François Gignac dépose des fragments de livres calcinés sur la table. Des mots sont lisibles sur les fragments.]

François Gignac :
Il y a certains mots, des bouts de phrases, donc on peut entrer certains mots, bouts de phrases sur Google Books et identifier certains livres.

[Le logo « Un parlement sous vos pieds », sous le titre « Exposition extérieure », apparaît à l’écran. Des bulles indiquent « gratuit ! » et « guides sur place ». Au bas de l’écran se trouve l’adresse « Place D’Youville, entre les rues St-Pierre et McGill ». En bas à gauche, il est indiqué « Jusqu’au 1er novembre ».]

[Le logo du musée Pointe-à-Callière apparaît à l’écran. Une mention indique « Ce projet est réalisé grâce au soutien financier du Fonds de maintien des actifs stratégiques en tourisme de Tourisme Montréal, avec la participation financière du gouvernement de Québec ». Au bas de l’écran se trouvent les logos de Tourisme Montréal, de la Ville de Montréal, et de la province de Québec.]

Cette capsule vidéo présente la découverte des bibliothèques disparues dans les flammes du parlement.

Fouiller les décombres

Photo moderne d’une archéologue agenouillée dans le site de fouille du parlement, travaillant dans le sol.

Ethnoscop, Pointe-à-Callière.

Une archéologue récupère des restes de livres calcinés de la bibliothèque de l’Assemblée sur le site du parlement, lors des fouilles de 2013.