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Tous au parlement !

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L’actuelle place D’Youville

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Place Royale

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Rue Notre-Dame

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Champ-de-Mars

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Un privilège parlementaire bien pratique

Un cachet de poste ovale en métal cuivreux de couleur or, avec au centre, avec l’inscription « LEGISLATIVE ASSEMBLY. /CANADA. ».

Paul Litherland, Pointe-à-Callière.

Au 19e siècle, les parlementaires jouissent d’un privilège envié : l’affranchissement gratuit de leur courrier. Un avantage parfois détourné… amis – et parfois les amis d’amis – en profitent pour envoyer leurs lettres sans payer un sou !​

Lettre

Enveloppe ancienne portant des cachets de poste. L’enveloppe est couverte de calculs et de notes manuscrites dans une calligraphie ancienne.

Pointe-à-Callière, 2017.007.

Cette lettre est envoyée de Montréal à London (Ontario) par le député Malcolm Cameron, une semaine avant l’incendie du 25 avril 1849. L’étampe de couleur verte, en haut à gauche, atteste de son privilège d’affranchissement.​

Tampon postal

Guy Lessard, Pointe-à-Callière.

La vidéo commence avec une vue 360 degrés de la modélisation 3D d’un cachet de poste de l’Assemblée législative du Canada. Le cachet est en matériau doré et l’inscription « LEGISLATIVE ASSEMBLY. /CANADA. » y est gravée. La vidéo se termine à 10 secondes, offrant une vue complète du cachet postal.

Lors des fouilles archéologiques, le tampon encreur postal ayant probablement servi à étamper cette lettre a été retrouvé. Les voilà réunis à nouveau… après 175 ans !

Capsule vidéo

Pointe-à-Callière, « Trésors sous la ville – Les sceaux de l’Assemblée ».

[Plan sur la place D’Youville lors d’une journée ensoleillée à Montréal. Le titre « Trésors sous la ville » apparaît à l’écran. Plan sur François Gignac, archéologue au musée Pointe-à-Callière.]

François Gignac :
C’est sur l’actuelle place D’Youville que sera construit, en 1832, le marché Sainte-Anne. Ce dernier sera aménagé juste au-dessus de la Petite rivière. On aménagera dans le même bâtiment, en 1844, le parlement de la province du Canada, jusqu’à l’incendie de l’édifice, en 1849.

[Une gravure du 19e siècle montrant les ruines fumantes du parlement apparaît à l’écran.]

François Gignac :
C’est sur ce site d’importance nationale que Pointe-à-Callière entreprendra de grandes fouilles archéologiques entre 2010 et 2017.

[Une série de clichés des fouilles archéologiques apparaît à l’écran.]

François Gignac :
Bienvenue sur la place D’Youville !

[Plan sur François Gignac et Hendrik Van Gijseghem qui se promène sur la place D’Youville. Le titre « Les sceaux de l’Assemblée » apparaît à l’écran.]

François Gignac :
C’est du côté ouest du marché Sainte-Anne, où je me trouve en ce moment, que sera aménagée la salle de l’Assemblée législative. Et c’est exactement à cet endroit-là, à 5 mètres de profondeur, que les archéologues vont retrouver le sceau de l’Assemblée.

[Gros plan sur le sceau de l’Assemblée. Il s’agit d’un tout petit artefact en métal cuivreux.]

[Plan sur François Gignac, assis parmi les collections d’artefacts provenant du site de fouilles du parlement de Montréal.]

Le 25 avril 1849, le parlement brûle. Tout son contenu est incendié, les objets partent en fumée. Et on voit par l’archéologie que les gens sont allés récupérer des matériaux. Ils sont allés récupérer la plupart des objets en métal. Par exemple, on n’a pas trouvé aucune trace du système de chauffage du parlement, alors qu’on sait que lors des rénovations, ils vont installer au moins une trentaine de poêles à bois en fonte. On n’a aucune trace de ces poêles-là, donc on sait très bien que les gens sont allés les récupérer. Est-ce que c’est la ville qui est allée les récupérer ? Est-ce que c’est le parlement ? Est-ce que c’est les citoyens qui sont allés se servir ? On ne le sait pas.

[Plan sur Hendrik Van Gijseghem qui prend une large boîte sur une haute étagère. Il pose la boîte et l’ouvre, révélant des artefacts fragiles encastrés dans des moules protecteurs.]

François Gignac :
Miraculeusement, certains objets ont échappé à cette campagne de ratissage des lieux, dont deux sceaux.

[Hendrik Van Gijseghem prend un tube dans la boîte et l’ouvre pour en sortir un petit objet. Il s’agit du sceau de l’Assemblée. Gros plan sur le sceau.]

François Gignac :
On appelle des sceaux, un tampon encreur et un cachet à lettres ; un cachet à cire. Heureusement, les archéologues ont de bons yeux et ces petits objets-là ont été récupérés. Ce qui est encore plus fabuleux, c’est que le tampon encreur, le premier tampon encreur officiel de l’Assemblée législative du Canada, a été retrouvé.

[Plan sur François Gignac qui sort une feuille d’une enveloppe protectrice. La feuille est une lettre portant le sceau qui vient d’être montré. Gros plan sur le sceau et l’étampe sur la lettre.]

François Gignac :
Et puis, non seulement ça, mais on a retrouvé une lettre qui a été étampée avec ce même tampon une semaine avant l’incendie.

[Le logo « Un parlement sous vos pieds », sous le titre « Exposition extérieure », apparaît à l’écran. Des bulles indiquent « gratuit ! » et « guides sur place ». Au bas de l’écran se trouve l’adresse « Place D’Youville, entre les rues St-Pierre et McGill ». En bas à gauche, il est indiqué « Jusqu’au 1er novembre ».]

[Le logo du musée Pointe-à-Callière apparaît à l’écran. Une mention indique « Ce projet est réalisé grâce au soutien financier du Fonds de maintien des actifs stratégiques en tourisme de Tourisme Montréal, avec la participation financière du gouvernement de Québec ». Au bas de l’écran se trouvent les logos de Tourisme Montréal, de la Ville de Montréal, et de la province de Québec.]

Cette capsule présente la découverte du tampon postal de l’Assemblée législative sur le site archéologique du parlement.