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Henry Bunnett, « Dessin de l'édifice de la Commission géologique du Canada (1852-1874) et résidence de l'honorable Peter McGill à Montréal » (détail), Musée canadien de l’histoire, IMG2011-0036-2194-LS.
Être capitale n’élargit pas seulement les horizons politiques, mais aussi les horizons scientifiques ! Avec l’arrivée d’intellectuels, Montréal voit naître ses premières institutions de recherche. Parmi elles, la plus importante : la Commission géologique du Canada.

Henry Bunnett, « Dessin de l'édifice de la Commission géologique du Canada (1852-1874) et résidence de l'honorable Peter McGill à Montréal », Musée Canadien de l’histoire, IMG2011-0036-2194-LS.
Imaginez Montréal des années 1840 : une capitale en pleine effervescence où la science s’installe aux côtés de la politique. C’est ici qu’en 1842, la Commission géologique du Canada voit le jour. Sous la houlette du géologue William Edmond Logan, les chercheurs partent explorer le territoire canadien pour mieux comprendre ses richesses et soutenir l’industrie minière naissante.
Dès 1844, la Commission ouvre au public un musée fascinant : fossiles, minéraux et échantillons classés avec rigueur y dévoilent les secrets du sous-sol canadien. Le succès est tel qu’il devient rapidement une composante essentielle de l’organisme. D’un premier local rue Saint-Jacques à un autre sur la Petite rue Saint-Jacques, la collection finit par trouver en 1852 une demeure plus adaptée rue Saint-Gabriel, dans l’ancien bâtiment du ministère des Terres de la Couronne.

William Notman, « Sir William Edmond Logan, géologue, Montréal, QC, 1865 », Musée McCord Stewart, I-16536.1.
Sir William Edmond Logan, premier directeur de la Commission géologique du Canada, est une figure majeure de la science canadienne. D’origine écossaise, mais né à Montréal, il se distingue par son dévouement à l’histoire naturelle du pays. Il parcourt lui-même l’immense territoire de la province pour en dresser la cartographie géologique, un travail colossal qui jette les bases de la recherche minérale au Canada. Son apport est si reconnu qu’en 1856, la reine Victoria l’anoblit, faisant de lui le troisième Canadien à recevoir le titre de chevalier.