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Cornélius Krieghoff, d’après Alvah Brandish, « Charles Theophilus Metcalfe » (détail) 1847, château Ramezay, 1998.1865.
Depuis l’union du Haut-Canada et du Bas-Canada à la suite des rébellions de 1837-1838, la constitution de la province du Canada prévoit que le gouverneur général forme le Parlement avec le Conseil législatif (l’équivalent du Sénat) et l’Assemblée législative. Chef de l’État, il reçoit sa commission et ses instructions directement de Londres.
Le Canada est une monarchie constitutionnelle, mais en 1848, le principe du gouvernement responsable tarde à être reconnu.
Entre l’Acte d’Union de 1840 et l’incendie du parlement à Montréal en 1849, cinq gouverneurs se succèdent. Voici le portrait de deux d’entre eux, dont le nom a marqué l’histoire.

Cornélius Krieghoff, d’après Alvah Brandish, « Charles Theophilus Metcalfe » 1847, château Ramezay, 1998.1865.
Charles Theophilus Metcalfe a 58 ans lorsqu’il arrive au Canada comme gouverneur général, en 1843. Il reçoit l’ordre du gouvernement tory britannique de s’opposer à toute forme de « gouvernement responsable ». Résultat : un affrontement direct avec Robert Baldwin et Louis-Hippolyte LaFontaine, à la tête du gouvernement réformiste.
En novembre 1844, Metcalfe ouvre la première session parlementaire à Montréal. Tout son mandat est marqué par sa volonté de préserver les prérogatives de la Couronne et le contrôle du gouverneur sur l’administration coloniale.
Atteint d’un cancer, il regagne la Grande-Bretagne, où il meurt en 1846.
La rue Metcalfe a été nommée en son honneur dans le centre-ville de Montréal, non loin de l’avenue Union et de la rue Peel (Robert Peel a été premier ministre de Grande-Bretagne de 1841 à 1846).

Théophile Hamel, « James Bruce, 8e comte d’Elgin et 11e comte de Kincardine », 1854, château Ramezay, 1998.598.
James Bruce, comte d’Elgin, arrive à Montréal en janvier 1847. Contrairement à Metcalfe, et bien qu’il soit d’allégeance tory, Elgin est favorable au principe du gouvernement responsable défendu par les réformistes canadiens.
En 1848, il charge Louis-Hippolyte LaFontaine de former le premier véritable gouvernement responsable. Mais l’adoption de la loi sur l’indemnisation des victimes des rébellions du Bas-Canada provoque de vives protestations chez les torys : le 25 avril 1849, des manifestants incendient le parlement de Montréal.
Après ce drame, le parlement est transféré en alternance à Toronto et à Québec. Elgin reste gouverneur général jusqu’à son départ du Canada, en 1854.