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Silas A. Holmes, « Nelson’s Monument, Montreal » (détail), National Gallery of Canada, 22941.
Tout en haut de la place Jacques-Cartier trône le monument érigé en 1809 en l’honneur de l’amiral Horatio Nelson. C’est le plus ancien monument d’art public de Montréal.
Installé à un emplacement stratégique, il offre une visibilité maximale : impossible de manquer la haute colonne et la statue qui la domine, symbole de prestige et de pouvoir.

Robert Auchmuty Sproule, « Monument Nelson et prolongement ouest de la rue Notre-Dame », Musée McCord Stewart, M302.
La colonne Nelson rend hommage aux victoires de l’amiral Horatio Nelson, mort en héros à la bataille de Trafalgar en 1805, où la flotte britannique l’emporte sur celle de Napoléon.
Commanditée par un groupe de citoyens montréalais, l’œuvre reprend un style antique inspiré de la colonne Trajan à Rome. Elle est signée par un architecte londonien de renom : Robert Mitchell.

James Pattison Cockburn, « Le monument de Nelson et la Place du marché, Montréal, 20 juillet 1829 », Bibliothèque et Archives du Canada, 2898318.
La statue et les panneaux de son socle carré sont faits en pierre de Coade, un matériau anglais censé résister à tout… sauf aux hivers montréalais ! Le gel et le froid accélèrent son érosion bien plus vite que prévu.
Malgré plusieurs restaurations au fil des ans, une intervention bâclée met fin à l’exposition de la statue originale, retirée en 1998. Elle est remplacée l’année suivante par une copie en calcaire d’Indiana.

Silas A. Holmes, « Nelson’s Monument, Montreal », National Gallery of Canada, 22941.
La colonne Nelson, érigée à la gloire de l’Empire britannique, est aussi perçue comme le symbole de sa domination sur les Canadiens français. Des voix s’élèvent pour s’opposer à sa présence à Montréal ; en 1893, le fils du premier ministre Honoré Mercier tente même de la faire sauter à la dynamite !
La colonne survit, mais on lui oppose un contrepoids symbolique : la statue de Jean Vauquelin, marin français et héros de la guerre de Sept Ans, qui met fin au Régime français en Nouvelle-France (1760). Érigée par la société Saint-Jean-Baptiste, face à Nelson, elle incarne la réplique nationaliste canadienne-française au prestige britannique.