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John Ostell, « La douane de Montréal, vue du port – 1839 » (détail), aquarelle, Ville de Montréal, CA M001 BM099-1-D1-P238.
Bienvenue à l’auberge des Trois Rois ! Son nom vient des automates installés au-dessus de la grande horloge sur la façade, qui faisaient sonner leurs cloches à chaque heure. Impossible de les manquer !

John Ostell, « La douane de Montréal, vue du port – 1839 » (détail), aquarelle, Ville de Montréal, CA M001 BM099-1-D1-P238.
L’auberge est fondée par Thomas Delvecchio, originaire du lac de Côme en Italie, arrivé à Montréal à la fin du 18e siècle. Son établissement connaît un bel essor entre 1810 et 1820. À sa mort en 1826, son gendre Pierre Cajetan Leblanc reprend la gestion de l’auberge qui disparaît dans les flammes de l’incendie de juillet 1852.
Delvecchio laisse toutefois un autre héritage. En 1824, il ouvre au sein de l’auberge le premier cabinet de curiosités de Montréal : le Museo italiano. On y découvre des spécimens d’histoire naturelle et des créatures étonnantes – un agneau à huit jambes, un cochon à deux corps, un bélier à quatre cornes. La collection déménage rue Saint-Paul en 1833, sous la gestion de Joseph Cajetan Leblanc (frère de Pierre), avant d’être vendue à l’encan vers 1847.