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James Pattison Cockburn, « Marché de la basse-ville, Montréal en 1829 » (détail), Bibliothèque et Archives Canada, 2896519.
Au cœur du Vieux-Montréal, la place Royale est l’un des lieux les plus anciens de la ville. Bien avant l’arrivée des colons, les Autochtones y dressaient leurs campements et y échangeaient des biens. Des fouilles menées dans les années 1980 ont révélé des artéfacts datant de plus de 2 000 ans. Puis… les Français s’y sont installés à leur tour.

James Pattison Cockburn, « Marché de la basse-ville, Montréal en 1829 », Bibliothèque et Archives Canada, 2896519.
Avec la colonisation, l’espace change de visage, mais conserve sa vocation d’échanges : on y pratique la traite des fourrures. En 1676, les Sulpiciens en font une place publique. On l’appelle alors place du marché, nom officialisé en 1706, puisque deux fois par semaine, un marché s’y tient.

Le site archéologique à la place Royale en 1991. Ville de Montréal, Pointe-à-Callière.
La place garde cette fonction jusqu’en 1836, quand on y érige la maison de la Douane. Elle prend alors le nom de square de la Douane. Toutefois, la nouvelle place n’acquiert ses dimensions et sa forme définitives que lorsque les Commissaires du havre, entre 1838 et 1845, achètent les propriétés situées du côté sud de l’ancien marché. Ce n’est qu’en 1857 qu’un square formel, composé d’une fontaine centrale entouré d’un espace vert et clôturé d’une clôture de fer, est enfin aménagé. En 1892, pour souligner le 250e anniversaire de la fondation de Montréal, l’endroit reçoit son appellation actuelle : place Royale.
À partir des années 1980, des fouilles archéologiques y mettent au jour les traces d’occupation humaine les plus anciennes de la ville. Pour Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, c’est un site inestimable : il concentre toutes les périodes du passé montréalais et en garde les vestiges, maintenant accessibles au public.