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James Duncan, « Steam boat wharf », Le quai des vapeurs (détail), Musée des beaux-arts du Canada, 23150.
Projet de longue haleine, le port de Montréal prend forme sur plusieurs décennies. Certes, la ville reçoit déjà marchandises et voyageurs par bateau depuis sa fondation, mais, dans les années 1820, le Committee of Trade et la communauté marchande se plaignent : le havre est inadapté à la croissance économique. L’Assemblée législative du Bas-Canada réagit en créant la Commission du Havre, chargée de moderniser les installations.

James Duncan, « Steam boat wharf », Le quai des vapeurs, Musée des beaux-arts du Canada, 23150.
Entre 1830 et 1849, les travaux sont titanesques : construction de quais et de jetées, aménagement de trottoirs et de rampes d’accès aux quais le long de l’actuelle rue de la Commune, depuis l’embouchure du canal de Lachine jusqu’en aval de la chapelle Bonsecours. Ces projets font l’objet d’une planification soignée qui transforme la façade portuaire de la ville, animée et fréquentée par les Montréalais et les visiteurs et bordée d’entrepôts.

Un vapeur pénètre dans le canal de Lachine à la pointe-du Moulin, « View of Montreal from the Entrance of the Lachine Canal », Bibliothèque et Archives Canada, 2902157.
Les nouvelles infrastructures dopent le commerce montréalais. Avec le creusement de canaux – dont celui de Lachine – et l’arrivée des bateaux à vapeur, le trafic maritime explose.
Entre 1843 et 1848, l’élargissement du canal de Lachine et l’aménagement de lots hydrauliques attirent les premières usines. Elles exploitent la force de l’eau pour alimenter leurs procédés manufacturiers. Montréal entre alors de plain-pied dans l’ère industrielle.