Naviguer vers le contenu principal

Exploration

Retour à l'introCarte interactive
1

Tous au parlement !

2

L’actuelle place D’Youville

3

Place Royale

4

Place d’Armes

5

Rue Notre-Dame

6

Champ-de-Mars

Version interactiveRessources pédagogiquesÀ proposContactez-nousPlan du siteEnglish

Vous êtes sur le point d'accéder à la version interactive du site.

Cette version est conçue pour offrir une expérience plus immersive, en présentant l'ensemble des contenus de façon dynamique et interactive.

Souhaitez-vous continuer vers la version interactive ?

Oui, version interactive
Retour
en

L’avènement du chemin de fer

Illustration du 20e siècle de la locomotive John Molson.

Omer Lavallée, « Champlain and Saint Lawrence Railroad, Locomotive "John Molson", Kinmond, Hutton & Steele, Dundee, 1849 », Bibliothèque et Archives Canada, 2242854.

La locomotive à vapeur, inventée en Grande-Bretagne au début du 19e siècle, repose sur un principe simple : le charbon chauffe de l’eau, produisant une vapeur qui alimente les mécanismes de traction. Reliée à des wagons, la locomotive circule sur des voies ferrées, ou « chemins de fer ». Ce mode de transport, emblème de la révolution industrielle, bouleverse les déplacements en permettant de transporter efficacement marchandises et voyageurs.

The Champlain and Saint Lawrence Railroad

Illustration du 20e siècle de la locomotive John Molson.

Omer Lavallée, « Champlain and Saint Lawrence Railroad, Locomotive "John Molson", Kinmond, Hutton & Steele, Dundee, 1849 », Bibliothèque et Archives Canada, 2242854.

Le siège social de la Champlain and Saint Lawrence Railroad se situait dans ce bâtiment de 1847 à 1850. Mis en service en 1836, le tracé ferroviaire reliait, sur la rive sud du fleuve, La Prairie à Saint-Jean-sur-Richelieu, ouvrant un corridor plus rapide vers New York. Le projet fut financé en grande partie par le brasseur John Molson, qui décéda toutefois avant son inauguration. La compagnie bénéficiait également de privilèges importants, dont l’exploitation de traversiers sur le fleuve et l’usage des quais de Montréal pour le stockage et le transbordement des marchandises.

Une révolution des transports

Illustration du 19e siècle du pont Victoria. Le pont tubulaire est soutenu par de larges piliers de pierre.

C. Legge, « A glance of the Victoria Bridge, and the men who built it. », Pointe-à-Callière, TG27_M82_L44_1860.

Ce n’est que le début de l’histoire entre Montréal et le chemin de fer. En novembre 1847, la première ligne relie Lachine à la gare Bonaventure. Le train change tout : les déplacements deviennent plus rapides, les marchandises circulent plus facilement. À l’époque, le rail incarne le progrès, la modernité, la civilisation. Pour Montréal, il annonce aussi un chantier colossal : le pont Victoria, que vous voyez ici.

Le Grand Tronc

Illustrations comparatives du pont Victoria datée 1860. L’image du dessus montre le pont tubulaire en été. Le fleuve y est calme et des plaisanciers se trouvent sur les berges ou en bateau. L’illustration du dessous montre le pont en hiver. Le fleuve y est couvert de larges blocs de glace. Des traîneaux à chevaux sont visibles sur la berge.

W. S. Hunter, « Victoria Bridge, Summer and Winter View », Pointe-à-Callière, 2017.31.

En 1852, sous l’impulsion de Francis Hincks, naît la compagnie du Grand Tronc. En fusionnant plusieurs lignes, elle bâtit le plus vaste réseau ferroviaire de la province du Canada. Montréal, Toronto et d’autres grandes villes sont désormais reliées par le rail. L’expansion du Grand Tronc s’accompagne aussi de défis techniques spectaculaires, comme la construction du pont Victoria. Reliant directement Montréal à la Rive-Sud, il s’agit au moment de sa conception d’un des plus longs ponts au monde ! Sa construction titanesque s’échelonne de 1854 à 1860, et requiert le travail d’environ 3 000 ouvriers, en majorité irlandais. Vous pouvez le voir ici en été et en hiver.